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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 11:07

L’écart est grand, entre la 3ème, fin du collège, et la classe de Seconde, qui marque l’entrée au lycée et le 1er pas vers le Bac.

Comment commencer au mieux cette première année au lycée, préparatoire aux épreuves anticipées de français qui ont lieu à la fin de l’année de Première ?

Un conseil essentiel, tout simple : lire.

Lire pour enrichir votre vocabulaire, lire pour étoffer votre culture personnelle, lire pour vous familiariser avec les textes, auteurs, styles, époques que l’on vous demandera de maîtriser au cours de ces années d’études au lycée.

 

Pour préparer la classe de Seconde, les lectures que je vais vous conseiller s’appuient aussi bien sur le programme de 3ème que sur celui de 2nde. Les différents titres seront classées par genre, puis par époque, et le nombre de * indiquera le niveau de difficulté. (En vert, mes préférés)

En parallèle à ces lectures, vous pourriez aussi effectuer des recherches rapides sur les auteurs proposés, qui sont fondamentaux dans la littérature française.

 

1. Le récit :

 

XVIIe siècle :

La Princesse de Clèves – La Princesse de Montpensier de Mme de Lafayette : la vie à la cour, avec ses intrigues politiques et amoureuses **

XVIIIe siècle :

Manon Lescaut de Prévost : le romanesque cruel **

Paul et Virginie de Bernardin de Saint Pierre : un roman d’amour tragique **

Zadig – Micromégas – Candide, contes philosophiques de Voltaire **

XIXe siècle :

L’homme qui rit, Les Misérables de Victor Hugo : le parcours d’un enfant mutilé vers l’amour et la gloire. **

Eugénie Grandet de Balzac : l’histoire d’une jeune fille élevée à la campagne, dont le père est un avare invétéré et qui tombera amoureuse de son cousin Charles, de Paris… ***

Bel Ami de Maupassant : comment un jeune homme sans fortune se fait sa place dans le Paris des banquiers et… des femmes ! **

Thérèse Raquin d’Emile Zola : comment la passion conduit au meurtre.  *

Adolphe, de Benjamin Constant : la découverte de l’amour d’un jeune héros *

Madame Bovary, de Flaubert : de l’amour à la déception, le réalisme de Flaubert ***

XXe siècle :

Thérèse Desqueyroux, de Mauriac : quand une femme tente de tuer son époux… *

L’Etranger – La Peste de Camus : des romans de réflexion **

 

 

2. Le théâtre :

 

XVIIe siècle :

- Le Malade Imaginaire - Les Précieuses Ridicules Tartuffe – Le Misanthrope – L’Ecole des femmes – Dom Juan de Molière : quand la comédie pure rencontre la volonté sérieuse de dénoncer les travers sociaux. **

- Le Cid de Pierre Corneille : amour, duels et combat pour défendre le pays se côtoient dans cette très bonne tragicomédie. **

- Phèdre – Britannicus – Bérénice  de Jean Racine, tragédies très bien menées. ***

XVIIIe siècle :

Le Mariage de Figaro – Le Barbier de Séville de Beaumarchais (comédies bourgeoises) *

XIXe siècle :

Les Caprices de Marianne ouOn ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset : l’amour est le thème central de ces comédies *

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand : une comédie de cape et d’épée, à découvrir ! *

Ruy Blas ou Hernani de Victor Hugo, pour découvrir le drame romantique **

XXe siècle :

Les Justes, d’Albert Camus, pièce courte et facile à lire sur les révolutionnaires russes du début du XXe siècle. **

La guerre de Troie n’aura pas lieu, Giraudoux  ***

 

 

3. La poésie :

Il est difficile de lire seul un recueil de poèmes, mais il est bon de parcourir quelques poèmes des auteurs suivants :

XVIe siècle : Ronsard – Du Bellay – Louise Labé

XVIIe siècle : La Fontaine – Boileau – Malherbe

XVIIIe siècle : Chénier

XIXe siècle : Hugo – Lamartine – Vigny – Rimbaud – Baudelaire – Verlaine

XXe siècle : Apollinaire – Saint-John Perse -

 

4. L’autobiographie :

 

XVIe siècle : Des extraits des Essais de Montaigne ****

XVIIIe siècle :

Les ConfessionsLes Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau ***

XIXe siècle :

René de Chateaubriand, court récit romantique **

XXe siècle :

Enfance, de Nathalie Sarraute *

W ou le souvenir d’enfance, de Georges Perec **

Paroles de poilus, recueil de lettres écrites par des soldats de la 1ère guerre mondiale. *

Si c’est un homme, de Primo Levi : sur la 2nde guerre mondiale, côté italien. *

La Promesse de l’aube, de Romain Gary, ancré en partie dans la 2nde guerre mondiale. *

L’enfant noir, de Camara Laye : l’itinéraire d’un enfant africain pendant les dernières années de la colonisation. *

L’enfant - Le Bachelier - L’Insurgé de Jules Vallès (c’est une « trilogie »). *

 

5. Les lettres :

 

XVIIe siècle :

Lettres de Madame de Sévigné à sa fille, entre autres, sur la cour du roi. **

XVIIIe siècle :

Les Lettres persanes de Montesquieu : quand un étranger parcourt la France et en relève les absurdités…  ***

Les Liaisons dangereuses de Laclos : entre libertinage et luttes de pouvoir. ***

 

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:54

Le fossé est grand entre ce qu’on attend d’un élève en fin de 3ème, et ce qu’on attend de lui en début de Seconde. Voici quelques explications…

 

 

En classe de seconde, on vous demandera d’apprendre à analyser un texte. Qu’est-ce que cela signifie ?

Tout d’abord, il faut comprendre le texte, c’est-à-dire prendre le temps de bien le lire plusieurs fois et d’en éclairer les mots inconnus. Pour cela, prenez l’habitude d’utiliser un dictionnaire à la maison. Pensez bien que, selon les époques, un même mot connaît souvent des nuances de sens.

Pour travailler, vous pouvez utiliser un dictionnaire en ligne : Le Trésor de la Langue Française

Ensuite, il faut dégager les principaux thèmes du texte. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur les champs lexicaux, sur les répétitions de mots…  

◊ Essayez également de retrouver les principales étapes du texte et de les résumer en une phrase. C’est ce qu’on appelle la « construction du passage ». Cela vous forcera à véritablement entrer dans le texte et à en comprendre la portée. 

On attend également de vous que vous puissiez dégager le registre d’un texte, son effet, sa visée (son but) : est-ce qu’il cherche à faire rire (registre comique), à faire pleurer (registre pathétique), à faire peur (registre fantastique) – est-ce qu’il cherche à argumenter, à raconter, à expliquer… ? Pour cela, il faut être ouvert au sens du texte et se demander ce que l’auteur a cherché à provoquer chez le lecteur, pourquoi il a écrit ce texte, dans quel but, pour nous faire éprouver quel sentiment, quelle sensation, pour nous faire penser à quoi, à qui… pourquoi ? Pour cela, vous devrez faire preuve de réflexion mais également de sensibilité.

◊ Pour toutes ces orientations d’analyse, vous devez vous appuyer sur :

-         le vocabulaire

-         les figures de style

-         les points de vue et postures du narrateur

-         la ponctuation

-         les types de phrase (exclamative…)

-         les temps verbaux

-         le rythme du texte, des phrases

-        

Tous ces procédés, tous ces éléments qui concourent à la construction d’un texte, vont vous aider à nourrir votre réflexion.

 

En parallèle, on vous demandera également d’être capable de faire des liens entre le texte que vous étudié et :

-         l’œuvre dont il est extrait ;

-         l’auteur qui l’a écrite ;

-         l’époque où l’œuvre a été écrite.

 

Comprenez bien qu’un texte n’est pas clos sur lui-même : il vit dans une œuvre, dans un auteur, dans une époque et, souvent, dans une tradition culturelle.

Pour réussir en français, il faut être curieux, s’intéresser aux arts, à l’Histoire, à la musique…

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 16:27

Les épreuves ont lieu à partir du 20 juin 2012 et si vous n’avez pas commencé vos révisions, il est grand temps !

 

Qu’attend-on de vous au cours de ces épreuves ?

 

Tout d’abord, des notions :

Vous devez maîtriser un bagage littéraire, culture et linguistique minimal. Il s’agit de connaître et de savoir utiliser :

-les principaux mouvements littéraires et culturels : réalisme, naturalisme, classicisme, romantisme, surréalisme, humanisme, renaissance, Lumières…

-les principaux genres littéraires et leurs caractéristiques : roman, nouvelle, théâtre (tragédie, comédie, drame, tragicomédie), poésie, autobiographie, lettre

-les objets d’étude : le roman et ses personnages – le texte théâtral et sa représentation – Ecriture poétique et quête du sens du Moyen Age à nos jours – la question de l’Homme dans les genres de l’argumentation du XVIe siècle à nos jours ( + Renaissance et Humanisme – Les réécritures, pour les séries Littéraires).

-les textes et œuvres étudiées au cours de l’année

-les figures de style (métaphore, comparaison, hyperbole, gradation, accumulation, métonymie, synecdoque, parallélisme, antithèse, antiphrase…)

-les registres (satirique, humoristique, comique, tragique, fantastique, polémique, épique, pathétique, lyrique,

-les procédés grammaticaux essentiels : valeurs des temps (imparfait de description, passé simple de 1er plan…), valeurs des pronoms personnels, focalisation, effets de la ponctuation, types de phrases…

Ce sont en effet toutes ces connaissances qui vont nourrir vos réflexions et vos analyses, à l’écrit comme à l’oral.

 

Il est toujours temps d’acquérir ces notions, en vous appuyant sur vos cours et manuels, mais également en faisant des recherches par vous-mêmes sur les sites suivants :

http://www.etudes-litteraires.com/

http://www.site-magister.com/

 

 

Ensuite, des méthodes : 

Aucune des épreuves de français ne s’improvisent, pas même la question de synthèse, qui paraît pourtant si anodine. Pour chaque exercice, à l’écrit comme à l’oral, on attend des candidats de la méthodologie, une démarche bien particulière, un plan, une introduction, une conclusion, en plus des connaissances venant étayer vos idées. Dites-vous bien qu’en respectant les méthodes exigées, vous vous assurez déjà quelques points !

Vous pouvez vous reporter aux sites précédents pour affiner vos méthodes, ainsi qu’aux pages suivantes :

Lire et étudier la poésie (vers le BAC)

Méthodologie du commentaire au BAC: Les citations

Méthodologie du commentaire au BAC: L'introduction

Méthode pour l'oral

Savoir rédiger : le commentaire

 

 

De la bonne utilisation de vos cours :

Avoir des cours, des études de texte précises et complètes, c’est bien. C’est même la base essentielle de votre travail. Mais il faut aussi apprendre à vous approprier ces cours car, à l’oral, on ne vous demande pas de réciter ce que vous savez. On vous demande plutôt de réfléchir à partir de vos connaissances et de construire une nouvelle étude de texte, dirigée par votre examinateur.

 

Prendre possession de vos cours, cela signifie :

-faire des fiches avec les idées et notions essentielles pour l’étude de ce texte,

Voyez ces pages pour les fiches de cours et de lecture :

Lire seul une pièce de théâtre et en garder une trace en vue du bac

Faire des fiches de cours, pourquoi, comment ?

Les fiches de cours: les différents supports

-être capable, à partir de cette fiche, de refaire l’explication de texte à quelqu’un qui ne connaît pas l’extrait

-être capable d’élargir cette analyse à d’autres textes, d’autres œuvres ou auteurs,

-s’entraîner, seul ou avec des camarades, à répondre à des questions improvisées, préparées ensuite en temps limité (Exemples : En quoi ce texte est-il polémique ? Quelles sont les visées argumentatives de ce poème ? Quel est l’effet produit par l’absence de ponctuation ?...)

 

Refaire les entraînements et exercices :

Durant l’année, vous avez sûrement eu des exercices d’analyse à faire (un axe à développer, une question de synthèse à traiter…). Pour vous entraîner, vous pouvez tout à fait les refaire en temps limité. Cela vous permettra non seulement d’appliquer la méthode, afin qu’elle devienne un réflexe le jour de l’examen, mais également de réviser et d’ancrer les connaissances littéraires et culturelles contenues dans ces exercices. Ainsi, faire un entraînement sur un groupement de textes portant sur le roman et ses personnages vous permet de réviser cet objet d’étude, et d’intégrer des exemples d’auteurs et de textes pour une éventuelle dissertation.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:07

Le texte poétique comporte des spécificités dont un commentaire doit tenir compte et traiter :

 

1.     Formes et registres de la poésie :

Le mot poésie vient du grec poiésis qui vient lui-même du verbe poiein qui signifie « faire, créer ». ► La poésie est création, invention verbale. S’il est vrai qu’elle a souvent été écrite en vers, elle peut aussi utiliser la prose. Mais dans tous les cas, la poésie sera exploration du langage, travail sur les mots, leur réalité sonore, leur rythme, leur sens.

Le sonnet : une des formes fixes à connaître. Il se compose de 2 quatrains et de 2 tercets (considérés comme formant 1 sizain).

Le poème en prose : il est apparu au XIXe siècle. Il est libéré des contraintes du vers et de la rime et se présente souvent sous la forme de courts paragraphes appelés « verset ». La phrase se construit alors selon de nouvelles harmonies rythmiques et sonores.

La disposition du poème : c’est elle qui le définit visuellement comme un dessin où les blancs typographiques (correspondant à des silences) mettent en valeur les mots.

Les intentions du poème : - célébration ; - exploration par l’imagination et les mots d’un monde intérieur ou extérieur ; - l’invention d’une langue nouvelle, plus évocatrice par son rythme et sa musique ; - la dénonciation d’une réalité sociale…

Les registres du poème : on peut tous les y trouver. Mais certains sont privilégiés : - l’épique, pour chanter les hauts faits d’un héros ; - le didactique, pour donner une leçon de morale au lecteur (cf Les Fables de La Fontaine) ; - le lyrisme, pour exprimer les sentiments ; -le pathétique…

 

2.    La métrique, le rythme et les sonorités :

La métrique :

La mesure du vers : elle se fonde sur le compte de ses syllabes. Le -e- se prononce s’il est suivi d’une consonne, mais il ne se prononce pas s’il est suivi d’une voyelle [a.e.i.o.u.] ou s’il est en fin de vers.

La diérèse : est un procédé qui consiste à prononcer deux syllabes au lieu d’une (li-on). ≠ La synérèse : quand on prononce une syllabe au lieu de deux (duel ≠ du-el). Dans tous les cas, il y a mise en évidence du mot touché par l’un de ces deux procédés.

Le mètre : on en distingue plusieurs. Voici les plus fréquents : - l’alexandrin : 12 syllabes, formé de deux hémistiches (moitié de vers) qui sont séparés par une césure. - L’hexasyllabe (6 syllabes), l’octosyllabe (8) et le décasyllabes (10) : ce sont des vers fréquemment utilisés et variés parce que leur césure est mobile (et non fixe). - L’heptasyllabe (7) ; - l’ennéasyllabe (9) ; - l’hendécasyllabe (11). Les mètres courts (moins de 6 syllabes) sont les vers des comptines et des jeux poétiques.

Le vers libre : on parle de vers libres quand l’inégalité des mètres, dans un poème, est déterminée par la recherche du rythme le plus adapté à la création du poète. Il est très caractéristique de la poésie moderne, comme l’absence de ponctuation permet différentes possibilités de lecture.

Les strophes : plusieurs sortes : - 2 vers = le distique ; - 3 vers = le tercet ; - 4 vers = le quatrain ; - 5 vers = le quintil ; - 6 vers = le sizain ; - 7 vers = le septain ; - 8 vers = le huitain ; - 9 vers = le neuvain ; - 10 vers = le dizain ; - 11 vers = le onzain ; - 12 vers = le douzain.

 


Le rythme :

Les effets de dysharmonie : quand la longueur de la phrase et celle du vers ne coïncident pas. Il y a à chaque fois volonté de mettre en valeur les termes ainsi placés, d’interpeller le lecteur, d’attirer son attention. On distingue :

- l’enjambement : la phrase ne s’arrête pas à la rime, mais déborde jusqu’à la césure ou la fin du vers suivant. L’enjambement crée un effet de continuité rythmique ou d’amplification.

Exemple : Et si jamais ma pauvre âme amoureuse / Ne doit jamais avoir de bien en vérité (Louise Labé).

– Le rejet : un élément court de la phrase (un ou deux mots) est rejeté au vers suivant et est ainsi mis en relief par cette rupture rythmique.

Exemple : Je compose en esprit, sous les myrtes, Orphée / L’Admirable ! … le feu, des cirques purs descend.

– Le contre-rejet : un élément court est mis en relief parce qu’il commence, à la fin d’un vers, la phrase qui se développe dans le vers suivant.

Exemple : Il est de forts parfums pour qui toute matière / Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre. (Baudelaire)

 

Les sonorités :

Les effets de sonorités sont fréquents en poésie, où tous les sens sont sollicités (vue, ouïe…). On y distingue principalement :

Les assonances : c’est la répétition d’un même son vocalique (voyelle, sons nasalisés comme [an] ou [on] dans un ou plusieurs vers.

Exemple : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant / D’une femme inconnue, et que j’aime et qui m’aime (Verlaine) : assonances en [an] et en [é-è] qui n’ont pas d’effet particulier, hormis de créer l’impression d’un chant, d’une litanie qui nous renvoie au domaine onirique (du rêve).

Les allitérations : C’est la répétition d’un même son consonantique (consonne) dans un ou plusieurs vers.

Exemple : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? (Racine) : allitération en [s] qui semble imiter le bruit du sifflement du serpent et crée un effet d’angoisse.

 

Les rimes :

Les rimes : définition générale : écho entre les derniers sons des vers.

Les rimes pauvres : elles ont 1 seul son (phonème) en commun.

Les rimes suffisantes : 2 phonèmes communs.

Les rimes riches : 3 ou davantage de phonèmes en commun.

Les rimes féminines : terminées par un -e-

Les rimes masculines : non terminées par un -e-

La richesse de la rime :

-         Les rimes faciles : ce sont celles qui comportent les mêmes bases lexicales :

Exemple : manger / mangé ; lavé / délaver

-         Rime difficile : les autres. lorsque le poète fait preuve de recherche et d’originalité.

Exemple : aimer / manger

Le schéma des rimes :

-         Les rimes suivies ou plates : aa bb

-         Les rimes croisées : abab

-         Les rimes embrassées : abba

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:05

Pourquoi des citations dans un commentaire ?

Lorsque vous choisissez de faire un commentaire de texte, votre travail consiste à mener une réflexion sur un texte bien précis, sur son lexique, sa construction, son sens, sa visée… Il paraît donc bien logique, alors, de citer ce texte pour bien montrer à votre correcteur que c’est bien le texte que vous prenez en compte, et pas une banale récitation de cours. En effet, une analyse sans exemple précis paraîtra fausse, superficielle ou encore hors sujet.

 

Quelle proportion ?

De même qu’il vaut mieux bannir tout commentaire sans citation, de même il faut éviter tout commentaire où les citations sont si innombrables qu’elles remplacent les commentaires personnels. Quelques principes de base :

-         Un exemple par argument suffit ;

-         Ne pas dépasser 2 lignes de citations ;

-         Sélectionner les mots les plus pertinents, les plus accrocheurs pour illustrer votre propos.

 

Comment les intégrer au commentaire ?

-         Règle d’or : les citations doivent s’insérer de manière harmonieuse dans votre travail.

-         Les citations sont toujours entre guillemets.

-         Elles doivent être parfaitement recopiées, sans erreur d’orthographe.

-         Essayez le plus possible de nommez les termes que vous citez : adjectifs, verbes, nomsExemple : L’adjectif « blanc » présent dans le poème évoque l’idée de pureté.

-         Les citations ne sont pas décoratives : elles doivent illustrer votre argument et être interprétées, commentées, expliquées et non reformulées (si vous ne faites que répéter leur sens, vous faites de la paraphrase, inutile et peu intéressante).

-         Les citations doivent être intégrées à vos phrases, être à l’intérieur de vos commentaires :

A éviter : « Blanc » : ce mot montre le thème de la pureté.

Recommandé : L’adjectif « blanc » nous renvoie au thème de la pureté.

 

Quelques exemples d’intégration réussie :

-         On remarque que les verbes d’action « … » mettent en valeur…

-         … comme le montrent les verbes d’action « … »

-         Les adjectifs « … » créent une atmosphère…

-         En accumulant les adjectifs « … » dans sa description, le narrateur …

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:04

Pourquoi faire une introduction ?

L’introduction permet au correcteur d’avoir une première idée de votre analyse et lui servira de fil conducteur lors de sa lecture.

L’introduction est votre premier contact avec le correcteur : vous devez accrocher son attention et lui faire bonne impression en élaborant une introduction correctement structurée et parfaitement rédigée.

 

Comment faire une introduction ?

Si l’introduction ne doit être rédigée qu’en un seul paragraphe, elle comporte toutefois 4 étapes distinctes (ne faites pas de retour à la ligne pour chaque étape !) :

1/ Présenter le mouvement littéraire, l’auteur, l’œuvre. Si possible, faire précéder ces remarques d’une amorce historique : évoquer l’époque, mais en choisissant uniquement les faits qui ont un intérêt pour le texte.

2/ Présenter le texte : son thème, sa situation dans l’œuvre, son genre, ses registres, sa structure.

3/ Enoncer la problématique.

4/ Annoncer clairement le plan, c’est-à-dire les axes d’étude suivis.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:03

Le matériel :

Les œuvres intégrales étudiées en cours, sans annotation.

Les textes étudiés en cours, en double exemplaire, sans annotation. Conseil : rangez-les dans des pochettes en plastique, dans un classeur, par chapitre, avec des intercalaires pour les retrouver plus facilement.

La convocation, la pièce d’identité.

De quoi écrire, surligner, souligner, … éventuellement des post-it pour les ouvertures au reste de l’œuvre.

 

L’épreuve :

Le sujet :

L’examinateur dispose du « descriptif des lectures et activités » que le candidat lui aura fourni. Ce descriptif est élaboré par son professeur de français, à partir des études faites tout au long de l’année : textes, œuvres intégrales, activités complémentaires (exposés, recherches…).

A partir de ce document, l’examinateur indique au candidat le texte sur lequel il sera interrogé et énonce la question à laquelle il devra répondre au moyen de sa lecture analytique.

La préparation :

Pour préparer cet oral, le candidat dispose de 30 minutes.

L’épreuve :

L’oral dure 20 minutes et comporte deux temps :

- 1er temps (10 minutes environ) : la lecture analytique. Le candidat répond de manière organisée et claire à la question posée par l’examinateur, sans que celui-ci n’intervienne.

- 2nd temps (10 minutes environ) : l’entretien. Il porte sur la lecture analytique proposée et sur le travail de l’année.

 

La lecture analytique  (Voir plus bas)

 

L’entretien :

Durant ce dialogue, il peut être demandé :

-de revenir sur certains points de l’étude pour les préciser ;

-de compléter certains aspects trop rapidement abordés, ou pas du tout ;

-d’évoquer des lectures faites au cours de l’année, en rapport avec l’objet d’étude ;

-de mettre en rapport avec le reste de l’œuvre dont est extrait le texte étudié, le cas échéant ;

-de mettre en rapport le texte avec l’objet d’étude ;

-d’expliquer certaines activités complémentaires du même chapitre.

 

Comment mener la lecture analytique d’un texte (commentaire, à l’oral) ?

 

1) L’introduction

- elle présente l’époque, l’auteur ;

- elle présente le texte et sa particularité : le genre, le registre, la situation du texte dans l’œuvre intégrale (lorsque vous l’avez lue ou étudiée), un bref résumé du texte et la réintroduction de la question posée par l’examinateur.

- et elle annonce la démarche adoptée dans le développement : ou bien un plan organisé ; ou bien une analyse du texte étape par étape.

 

2) La lecture du texte (parfois interrompue par l’examinateur, si le texte est long).

La lecture doit être précédée d’une phrase d’introduction annonçant le texte sur lequel vous allez travailler et la lecture qui va en être immédiatement faite.

Il vaut mieux s’entraîner régulièrement à lire les textes étudiés en classe, pour avoir une lecture plus fluide, sans erreurs sur la prononciation des mots difficiles ou des noms des personnages.

Votre lecture doit d’emblée donner l’orientation de votre étude. Par exemple, si le texte est comique ou tragique, votre lecture doit en rendre compte.

Attention pour le texte de théâtre : en indiquant le numéro de l’acte et de la scène, précisez les personnages présents puis, au cours de la lecture, ne lisez pas à chaque fois le nom des personnages.

Attention pour le texte poétique : veillez à respecter la structure des phrases en vous arrêtant aux signes de ponctuation forts, et non pas à la fin de chaque vers, ce qui n’aurait aucun sens.

 

3) Le développement : il peut être organisé en plusieurs parties, comme un commentaire, ou suivre les différents mouvements (étapes, moments) du texte, sans pour autant être une explication ligne après ligne. Dans ce cas, le texte doit être délimité en 2 ou 3 mouvements que vous annoncez dès l’introduction et toute votre étude doit bien mettre en valeur les 2-3 fils conducteurs répondant à la question, pour éviter l’écueil du hors-sujet.

Personnellement, je vous conseille le plan organisé car il évite les répétitions et permet de ne pas ralentir le rythme de l’étude. De plus, il se rapproche davantage du travail que vous faites en commentaire composé à l’écrit, ce qui est plus rassurant.

 

Enfin, parce qu’il s’agit d’un travail oral auquel le correcteur ne pourra pas se référer ultérieurement, pensez bien à ménager des moments de bilan, de transition à la fin d’un mouvement ou d’une partie, pour récapituler vos idées et ouvrir sur la suite. Cela facilitera la synthèse et le suivi de votre exposé.

 

4) La conclusion

Elle reprend brièvement les points abordés au cours de l’étude, en veillant bien à répondre à la question posée.

Puis elle établit une ouverture plus générale (auteur, œuvre, texte de la même époque…).

 

Le travail de préparation, la gestion du brouillon :

Travaillez sur le recto uniquement, en prenant bien soin de numéroter les pages de manière bien visible (marqueurs, stabilo…)

Ne rédigez pas, écrivez sous forme de notes, de mots-clés qui serviront d’amorce à votre propos, à votre raisonnement. Veillez à écrire des choses claires, lisibles, assez explicites pour savoir de quoi vous devez parler.

Pour les exemples et citations, contentez-vous des numéros de lignes et éventuellement du 1er et du dernier mot.

Veillez enfin à balayer le texte de la manière la plus précise et complète possible, en abordant toutes les catégories qui le constituent : lexique, figures, registres, grammaire, temps verbaux, ponctuation, rythme…

 

Durant l’exposé, prenez le temps de bien développer vos remarques, vos idées, de bien vous référer au texte. Il n’est pas utile d’enchaîner la lecture de vos notes, au risque de vous retrouver sans plus rien à dire au bout de 3 minutes.

 

Autour des épreuves anticipées de français, voir aussi

Réviser le bac de français

Lire et étudier la poésie (vers le BAC)

Méthodologie du commentaire au BAC: Les citations

Méthodologie du commentaire au BAC: L'introduction

Lire seul une pièce de théâtre et en garder une trace en vue du bac

Savoir rédiger : le commentaire

Pourquoi faut-il aussi se reposer pendant les révisions?

S'entraîner avant un examen

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 22:01

Objet d’étude : « Le théâtre, texte et représentation ».

-> Il est donc nécessaire, au cours de votre lecture, puis de votre travail de résumé, de tenir compte de ces deux aspects de l’objet d’étude que sont le texte d’une part (son écriture, sa tension, sa construction…), la représentation d’autre part (les didascalies, les mises en scène déjà effectuées…).

 

Une trame de la pièce :

-> Votre premier travail consiste évidemment à bien comprendre la pièce et à en faire un résumé fidèle, assez détaillé pour ne pas oublier les éléments les plus importants ; mais en même temps pas trop long, pour ne pas être débordés dans vos révisions en fin d’année.

 

-> Pour rendre votre travail fluide et agréable à lire, contentez-vous de travailler acte par acte, et non scène par scène.

Lisez l’acte en entier, mettez quelques notes au brouillon, reparcourez l’acte en question pour vérifier que rien ne vous a échappé puis finaliser votre résumé.

Si une scène vous paraît particulièrement importante, parce que l’action avance de manière remarquable, parce qu’un personnage est en plein dilemme…, vous pouvez y consacrer plus de temps, en notant bien le numéro de la scène, qui pourra servir d’exemple dans une éventuelle dissertation.

 

Une étude des personnages :

Consacrer 5-10 lignes par personnage permet de mieux comprendre les enjeux de la pièce.

-> Les personnages principaux : statut social, famille, caractère, actions principales, évolution au cours de l’intrigue, décisions importantes, …

-> Les personnages secondaires (ceux qui jouent un rôle dans l’avancée de l’action ou autour des protagonistes).

 

L’analyse de la pièce :

-> Ses registres : quels registres littéraires sont présents (lyrique, tragique, comique, dramatique, fantastique, satirique, polémique). Indiquez un exemple (action ou personnage) susceptible d’illustrer chacun des registres introduits par le dramaturge.

-> Ses visées : divertir le spectateur, le pousser à la réflexion, dénoncer…

 

Texte et représentation :

Prenez en compte l’aspect « spectacle » du texte de théâtre et soyez attentifs aux éléments suivants (précisés dans les didascalies) :

-> Les décors, les lieux ;

-> Les costumes, les déguisements ;

-> Les gestes, les déplacements des personnages ;

-> Les accents, les tons des personnages ;

-> Les chuchotements, les apartés, les bruits ;

-> …

Si vous remarquez un élément digne d’intérêt, parce que réussi dans son effet, ou original par rapport à la tradition, notez l’exemple précis, et retenez-le. C’est ce qui enrichira votre dissertation ou votre écriture d’invention.

 

Je ne peux que vous inciter fortement à faire preuve de curiosité et à chercher quelques exemples de mises en scène de la pièce que vous avez choisi de lire, afin de voir par vous-mêmes les choix qu’ont effectués certaines metteurs en scène modernes.

De nombreuses vidéos sont disponibles sur le site de l’INA.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:59

1/ Trois fils conducteurs doivent guider votre rédaction :

La clarté :

-         Pour cela, faites des paragraphes cohérents et équilibrés (par 5 lignes puis 20, par exemple), aérez votre copies en sautant des lignes entre les parties…

-         Veillez à avoir une syntaxe et une orthographe correctes, et à ne pas écrire de phrases trop longues, dans lesquelles vous vous perdriez.

-         Soignez votre écriture.

-         Respectez les règles concernant les citations (deux points, guillemets) et rédigez intégralement votre travail, sans abréviation ni tirets.

La pertinence :

-         Choisissez les mots justes, techniques, ceux de l’analyse littéraire.

-         Evitez les phrases personnelles, les jugements subjectifs, les emplois de « je ».

La logique :

-         Reliez les phrases et les paragraphes entre eux au moyen de mots de liaison (connecteurs logiques) qui mettront en valeur leur logique (addition, opposition, nuance…).

 

2/ Quelques expressions à employer pour rédiger votre commentaire :

 

Dans une introduction :

Le passage à étudier / qui nous est proposé… est extrait du chapitre…

Cet extrait développe l’idée que / traite du thème de …

Dans cet extrait, l’auteur expose sa théorie, son opinion sur, sa vision de…

 

Ce texte présente un double (triple) intérêt…

L’enjeu principal du texte réside dans…

 

Au cours du développement :

Ce fait est illustré par / l’exemple de … montre bien que…

Comme l’indique / le montre // le suggère l’expression « … » …

L’utilisation de … / le recours à … en est un bon exemple…

 

Les effets d’un mot, d’une tournure, d’un passage : créer, révéler, conférer, rappeler, dénoter, exprimer, évoquer, mettre en évidence, insister sur, souligner, représenter, symboliser, renforcer…

 

Ce que fait l’auteur, le locuteur, le narrateur :

Accumuler, emploie, tenter de, introduire, créer, définir, user de, utiliser, insister sur, renvoyer à

Déplorer, mettre en garde, condamner, dénoncer, prône, réfuter, célébrer, s’indigner de, faire l’éloge de, critiquer,

Mentionner, désigner, analyser, faire le portrait de, communiquer, exposer,

 

Du côté du lecteur :

Il comprend, perçoit, s’aperçoit, admire, éprouve, s’indigne, s’interroge, est ému, partage, découvre, s’identifie, adhère à…

 

Dans une conclusion :

Ainsi / pour finir / en définitive

L’examen du texte a donc permis de …

Au terme de cette étude / analyse, il apparaît clairement que…

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